dissabte, 7 de març de 2015

ON MARCHE


V
On marche et, au même temps, on mûrit
en pensant, d’une manière équivoque,
qu’on va tout droit,
sur une vie sinueuse,
rarement amicale,
mais on est dans l’erreur,
notre chemin est marqué
par le cercle quotidien, le cercle annuel.
On est plongé dans un monde
qui roule sur lui-même,
qui fait de tours sur un point de lumière,
et chaque jour est recommencer,
et chaque année est recommencer,
de l’aube au coucher du soleil,
de l’équinoxe d’été à celui de l’hiver,
de la réalité au rêve.

Traduction d'Emili Gil